Le Royaume Assassiné.

Synopsis : La princesse Lira fait partie de la royauté des sirènes, et c’est la plus létale de tous. Elle possède le cœur de dix-sept princes dans sa collection et est vénérée à travers les mers. Jusqu’à ce qu’un coup du sort la force à tuer l’un des siens. Pour punir sa fille, la Reine des Mers transforme Lira en ce qu’elle hait le plus au monde : une humaine. Privée de sa voix, Lira a jusqu’au solstice d’hiver pour délivrer le cœur du Prince Elian de la Reine des Mers, au risque de rester humaine pour toujours. L’océan est le seul lieu que le Prince Elian considère comme chez lui, même s’il est l’héritier du plus puissant royaume au monde. Chasser les sirènes est davantage pour lui qu’un répugnant passe-temps, c’est sa vocation. Lorsqu’il vient en aide à une femme sur le point de se noyer, elle se révèle être bien plus que son apparence ne le laisse supposer. Elle fait la promesse de l’aider à trouver le moyen de détruire les sirènes pour de bon. Mais peut-il lui faire confiance ? Et à combien de pactes Elian va-t-il devoir consentir pour éliminer le pire ennemi de l’humanité ?

La notion de bien et de mal est une nouvelle fois mise à l’épreuve dans une parution de De Saxus. Comme on a pu le voir dans Serpent and Dove, il y a encore une confrontation entre deux ennemis. Lou et Reid sont sorcière et chasseur de sorcière, ici, il est question d’une princesse sirènes et d’un prince, chasseur de sirène. Encore une fois, nous nous retrouvons plongés dans une romance ennemis to lovers, où manigances, tromperies, mensonges sont prévus.

Lira est une femme forte, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense : peut-être du fait de sa naissance royale, elle perd de vue l’égalité avec les autres et se projette au-dessus de tous. En tout cas, elle sait qui elle est et son audace et son charisme le font ressentir. Elle tue les humains (non, pardon, elle tue uniquement des personnes royales) et garde les coeurs de chacune de ses proies, possédant ainsi dix-sept coeurs pour ses dix-sept années de vies. Dans la coutume, chaque année, la sirène doit voler le coeur d’un humain et le garder. Et cela représente son pouvoir.

Juste en face de Lira, nous retrouvons Elian, le prince Elian, le capitaine Elian. Il est de nombreuses choses, mais sait pertinemment qu’il sera toujours pirate avant d’être prince, au grand dam de son père le roi. Lui aussi, c’est un assassin, qui tue sans en ressentir la moindre honte ou le moindre mal. De toute façon, pour lui, les sirènes sont des êtres horribles et méritent de mourir. Alors tant qu’il le peut, il continuera de débarrasser la terre de ces êtres.

Parmi tous les Disney, j’en ai trois dont je suis folle : Mulan, sans hésitation ; Pocahontas, sans hésiter ; et bien sûr, La Petite Sirène. Ce roman est une sorte de réécriture de ce conte, avec Lira pour Ariel, qui devient humaine et perd sa voix, envoyé en mission pour ramener le coeur du prince. Ici, Lira ne perd pas vraiment sa voix, mais la capacité qu’ont les sirènes de chanter pour attirer les humains dans leur piège. Et quand il est question du coeur du prince, ce n’est pas simplement tomber amoureuse comme Ariel. Il s’agit ici de vraiment extraire le coeur de la poitrine d’Elian pour l’amener à sa mère comme gage de sa bonne volonté.

Les deux personnages sont des futurs souverains : l’un est un prince qui rêve de rester pirate, l’autre est une princesse sanguinaire qui veut rendre sa mère fière. Les deux sont destinés à accéder au trône et gouverner, tandis que Lira se chargera de l’océan, Elian devra s’occuper de son royaume d’or. Alors, ils sont tous les deux élevés avec de grandes espérances, de grandes convictions, et quand ils se rencontrent enfin et que Lira n’est qu’une humaine, tout semble différent.

Elian veut détruire les sirènes, Lira veut voler son coeur pour le ramener sous la surface de l’eau. Rien n’est fait pour qu’ils s’entendent ou éprouvent la moindre émotion positive l’un pour l’autre, pourtant, tout est finalement possible. Parce que Lira, loin de son peuple, découvre une vie bien différente.

Ce qu’elle a toujours vu comme une faiblesse, devient une force à travers sa nouvelle vie. Elian lui prouve qu’être roi, ou capitaine, ne requiert pas forcément la crainte de ses sujets, mais une loyauté sans faille grâce au respect et à la volonté. Il est question de consentement, de vouloir suivre une personne parce qu’on croit en elle, et non pas parce qu’on a peur d’elle. Et petit-à-petit, Lira comprend où elle doit se rendre.

Sauf que le monde n’est pas si simple, surtout quand sa propre mère est une reine sanguinaire et qui détient tous les pouvoirs de l’océan. Il est plutôt compliqué de pouvoir s’élever contre ça, surtout dans un corps humain. Mais des fois, il suffit de croire fort en quelque chose pour que ça se réalise… Oui, des fois. Pas dans ce roman, mais ça fait toujours du bien de rêver.

J’ai beaucoup apprécié de roman, il était intéressant de plonger dans une histoire de sirène et de combat. J’ai aimé les personnages indépendants et forts qu’il y a eu, tout autant que les relations amicales et pleines d’humour. Tout a été un vrai plaisir, même si j’ai trouvé ça très rapide sur la fin. Je suis trop habituée aux longues séries, alors lire un one-shot me paraît toujours un peu trop rapide. Surtout pour un roman de fantasy… J’ai besoin de pleins de tomes, ça me rend toujours heureuse. Mais malgré ça, Le Royaume Assassiné aura été une belle découverte. Encore une perle De Saxus.

Note : 4 sur 5.

4 commentaires sur “Le Royaume Assassiné.

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