All Saints High, T2 : Broken Knight.

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Synopsis : Knight est la star du lycée. Sexy, sportif, populaire, il enchaîne les filles comme les soirées. Pourtant, derrière cette façade de serial lover insouciant, Knight ne pense qu’à Luna. Luna, sa voisine, qu’il a prise sous son aile tout au long de leur enfance. Mais, alors qu’il se décide à amener leur relation amicale sur un terrain plus… sensuel, Luna lui échappe. Tout le monde aime Luna. Discrète, douce, paisible. Mystérieuse. Ce que les gens ignorent, c’est qu’elle n’est pas la Belle au bois dormant passive qu’ils imaginent. Non, Luna sait parfaitement ce qu’elle veut : Knight, celui qui lui a redonné goût à la vie quand tout s’écroulait autour d’elle. Elle le veut, mais pas à n’importe quel prix. Hors de question de finir comme toutes ses conquêtes d’un soir, qu’il jette le lendemain. Pour Luna, ce sera tout, ou rien.

Replonger dans un L. J. Shen est toujours un plaisir, comme pour tous les romans de cette autrice que j’adore. Pour ce deuxième tome, nous suivons donc le fils de Dean et Rosie, Knight, et la fille de Trent et Edie, Luna. C’est donc encore une nouvelle suite de la série Sinners, mais avec davantage de profondeur parce que les deux familles sont connectés autant par les parents que par les enfants maintenant. Et comme nous avons pu le voir dans le troisième tome de Sinners, Luna est une enfant différente. Mais sa différence créait son authenticité.

Le début de ce roman nous laisse découvrir la relation fusionnelle entre Knight et Luna. Tandis que Knight est connu dans tout le lycée pour être le grand sportif, le beau gosse, le playboy, dès lors qu’il s’agit de Luna, il devient un homme investi et tendre. Avec ça, la maladie de Rosie, sa mère, change beaucoup de chose et donne à son personnage une nouvelle tendresse qui dénote avec son image arrogante de lycéen.

Quant à Luna, c’est une jeune femme qui a un passé compliqué, une mère biologique absente, un mutisme sélectif qui gouverne sa vie, mais avec Knight elle sait se démarquer. Sans vraiment le savoir, les deux personnages se complètent. Tandis qu’ils vivent tous les deux avec une absence de mère biologique, ils ont grandi avec une mère d’adoption, mais leur développement sont ainsi biaisé et ils recherchent toujours à combler ce vide. Ainsi, leur relation devient nécessaire.

Sauf qu’en grandissant, ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas être ensemble. Ils ont toujours voulu l’être, ils sont fous amoureux l’un de l’autre, mais ils ne peuvent pas être heureux. Ils ont besoin de découvrir le monde extérieur avant de pouvoir se découvrir eux-même et quand Luna décide de partir étudier à l’autre bout du pays dans son université et que Knight n’est qu’en terminal, la distance saura changer les choses.

Mais avec les personnages emblématiques de l’oeuvre, notamment Rosie qui est en train de se battre contre la mucoviscidose, la notion de fragilité et de vie prend un tournant totalement différent. Knight n’est pas parfait, il a ses fêlures et voir sa mère mourir chaque jours ne l’aide pas à s’en sortir. Son personnage m’a énormément fait penser à Dean quand il était jeune. Il a beau avoir été adopté, Knight est le portrait craché de son père !

Mais heureusement, la relation entre Knight et Luna n’est pas qu’une histoire d’amour, mais une vraie relation basée sur le respect, la confiance et l’entraide. Malgré des hauts et des bas évidents, des moments de haines pures, on y retrouvera toujours un véritable attachement et un amour pure. Si pure, qu’un rien peut l’entacher et le salir.

Comme d’habitude, L. J. Shen nous offre un personnage féminin émancipé et fort, qui sait se remettre en question, qui connait ses faiblesses et ses qualités, qui sait dans quoi se battre et qui réfléchit à ce qu’elle veut réellement. Luna n’est pas qu’une jeune personne avec des traumatismes et des séquelles d’une maltraitance d’une mère, elle est bien plus que ça. Et grâce à Knight, on la voit évoluer à travers un nombre incalculable d’émotion différente : colère, amour, haine, peine, fierté, compassion, dégoût…

Je ne peux pas vous dire à quel point ce tome m’a bouleversé. Pour être honnête, au début, j’ai mis du temps à rester dessus : pas parce que l’histoire n’était pas intéressante, loin de là, mais je n’avais jamais le temps. Alors qu’il a suffi que je me plonge dedans une bonne fois pour toute pour ne pas réussir à le lâcher et pour pleurer toutes les larmes de mon corps sans discontinuité. À la fois, retrouver les personnages des Sinners et découvrir ces nouveaux personnages si intimement lié… Je me suis retrouvée entourée d’une grande famille aimante et brisée, qui avait besoin d’un bon câlin pour remettre du ciment dans les fondations. Et ça m’a ému plus que je ne voudrais bien l’admettre.

Et comme il est coutume avec L. J. Shen, la fin saura être à la fois douce, tendre, émouvante et drôle. En réalité, ce que j’aime le plus avec cette autrice, c’est sa capacité à ne pas s’appesantir sur l’horreur, tout en étant parfaitement au point pour l’émotivité de certaines situations. Il y aura toujours une scène triste, prenante, émouvante, mais tout malheur cache une part de bonheur. Toute fragilité dans la vie nous prouve à quel point c’est beau de vivre… Et ça, j’adore.

Note : 4.5 sur 5.

Autre tome de la série : Tome 1 │ Tome 3.

Autre roman de l’autrice : Le voleur de baisersMidnight BlueNo tears for you Scandale Playing with fire.

Autre série de l’autrice : Sinners.

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