En proie au silence, T1.

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Synopsis : Misuzu exerce ce que certains appellent le plus beau métier du monde… Mais entre le désintérêt de ses élèves et surtout la blessure qu’elle porte en elle, la jeune femme essaie tant bien que mal de mener son existence, la tête haute. Hélas, quand Minako, sa meilleure amie, lui annonce ses fiançailles avec Hayafuji, son petit ami de longue date, le quotidien de cette professeure vacille pour atteindre, peut-être, un point de non-retour. Pourra-t-elle trouver son équilibre dans une société si foncièrement inégale et injuste ?

Des le synopsis, j’ai été conquise par le thème majeur de l’histoire : celui des droits de la femme, de l’inégalité des genres. Quand je suis tombée sur cette petite série, je savais qu’il fallait que je me plonge dans l’histoire et vois à travers le regard de l’autrice ce qu’elle voulait nous faire voir. Depuis toujours attirée par ce thème majeure, j’ai été ravie de plongé dans un premier tome pleins de vérité et de réalisme. 

Misuzu est une jeune femme de 24 ans qui n’entre pas dans les standards de beauté de la société, comme sa copine Minako semble vouloir lui faire comprendre à travers de nombreuses remarques sur le fait qu’elle ne se maquille pas, ne s’occupe pas de son physique pour en faire un atout ou même sur le fait qu’elle ne veuille pas forcément trouver un mari pour consolider sa vie et son rôle de femme. 

A travers ce premier échange, on voit bien le thème abordé : comme quoi une femme doit forcément être jolie et doit trouver un mari pour que sa vie ait un but. Pour certains, c’est ainsi que la vie doit être faite. Mais pour Misuzu, ce n’est pas que ça. Elle voit bien plus et cette restriction semble l’agacer plus qu’autre chose.

Son emploi de professeure lui permet de montrer d’un point de vue externe la société et le fait que garçon et fille sont élevés différemment. On rencontrera toutes sortes de genres de filles : les populaires qui feront tout pour attirer par le physique et qui cherchent à se faire entretenir plus tard, puis les filles qui ne font pas encore attention à ça à leur âge et qui vivent leur vie. On voit aussi la certaine crainte de certain avec la hiérarchie sociale parmi les élèves dont elle ne fait maintenant plus partie et qu’elle peut se permettre d’observer dans son rôle de femme adulte et professeure. 

A travers son regard on voit de nombreuses choses de toute part, notamment orienté sur la sexualité que ce soit au lycée ou en dehors. Avec des élèves ou même des professeurs, le sexe est un thème abordé avec beaucoup de réalisme et de force qui fait découvrir une suite d’histoire toute plus profonde les unes que les autres, et tout ça dans un environnement scolaire où les rumeurs sont rapides.

La différence entre les femmes et les hommes est vraiment soulignée dans ce tome, mais on peut surtout voir la haine de Misuzu. Cette haine qu’elle éprouve envers le genre masculin qu’elle ne peut plus se permettre de taire, qu’elle laisse échapper contre des personnes qui ne le méritent pas forcément. Mais cette haine est née d’une vie passée dans le corps d’une femme et dans une société injuste et inégalitaire. 

Ce premier tome est intéressant, puissant et dur à découvrir. On plonge dans un monde pleins de méchanceté, d’ombre… le monde réel qu’on ne voit pas forcément. Un monde compliqué, que Misuzu nous fait découvrir à travers son regard mature et épuisée. 

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