Six of Crows, T2.

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Synopsis : Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Je ne saurais vraiment dire ce que j’ai ressenti en suivant ce second tome. Bonheur, détresse, joie, fierté, peur, inquiétude, agacement… Amour. Et tout ça, sans pouvoir en comprendre le sens ou l’essence. Un vrai tourbillon de sensation et d’émotion qui m’aura achevé à la dernière page. 

Les personnages ont été davantage travaillé, approfondissant leur histoire et leur personnalité. Je me suis laissée tenter à connaître chacun des personnages pour les aimer d’un amour inconditionnel. Chacun d’eux. 

Kaz pour son audace, sa force, son courage, sa loyauté. Malgré ses penchants pour l’obscurité, pour la mort, pour l’horreur. J’ai aimé chacune de ses facettes, parce qu’il restait malgré tout toujours droit dans ses bottes. Il a été du début à la fin le rocher sur lequel on a pu s’accrocher pour être sûre d’arriver à destination. 

Inej pour sa combativité, ses valeurs et ses compétences. J’y ai découvert une force féminine que je n’avais encore jamais vu représenter dans un roman avec une telle finesse et une telle adresse. Sans jamais perdre de vue ses objectifs et ses coutumes, elle a continué de servir pour la cause et pour ce qu’elle pensait juste. Elle a été aussi une forme d’équilibre, reposant toujours sur le bien et le mal, sur les conditions humaines en général. 

Si je parle de force féminine, je ne peux pas oublier de parler de Nina, qui représente la chaleur, le courage, la force, l’humour et la taquinerie comme je n’en ai jamais vu. Elle aura été mon personnage préférée de cette duologie, même jusqu’à être ma préférée de toute la série Grisha. Malgré les intempéries, les faiblesses, les drames, elle incarne le rôle de la force. Dans toute sa splendeur. 

Jesper aura été mon petit chouchou, aussi. Idiot, fourbe, fragile et pourtant chacune de ses faiblesses ont fait de lui un homme pour qui il valait la peine de se battre. Et avec qui on pouvait lever le sabre à ses côtés. Toujours avec tant d’émotions positives. 

Wylan qui semblait au début le petit rejeton, la faiblesse de la bande aura réussi à s’imposer malgré ses lourds bagages qui se traînaient derrière lui. Il deviendra un homme qui saura être indépendant et fière de lui, un homme qui est de loin l’un des plus pures et des plus fiables de l’histoire. 

Puis, il y a Matthias. Matthias. Cet homme aux valeurs indéfectibles qui aura réussi à voir le bien dans le mal, qui aura réussi à se rendre compte de ses erreurs et qui aura tout fait pour les corriger, du début à la fin. Un homme qui aura tout mis en ordre, en place, pour être sûre que le bonheur saura être là dans l’après. 

Toute cette petite bande m’aura conquise. Ça faisait longtemps que je n’étais pas tombée amoureuse d’un roman, comme ça. Il me semble que c’était La Passe-Miroir, qui m’avait tant remué il y a deux ans maintenant. Je ne me rappelais plus ce que c’était cette sensation de vide en fermant la dernière page d’un livre. 

Je ne pourrais pas trouver un seul défaut à cette oeuvre. Parce que chacune de mes questions aura trouvé sa réponse. Chacun de mes doutes aura été rassuré. Chacun de mes espoirs aura été exaucé. Je n’ai jamais pensé que je trouverais autant de chose dans ces quelques pages.

Le premier tome m’aura plus, sans aucun doute. Mais ce second tome m’aura achevé. J’ai éprouvé chaque page. Même si l’histoire est longue, que les descriptions sont des fois interminables, je ne me suis pas ennuyée une seule fois. La plume de Leigh Bardugo aura eu raison de mon petit coeur et de mon âme toute entière. 

Les chapitres sont longs, décrit avec tant de paragraphe, allongé à l’infini. Des fois, ça m’a paru très long, parce que je voulais trop savoir la fin. J’étais empressée d’avancer, mais pourtant, le présent me gâtait. C’était comme demander de remplir un puit sans fond : une quête de droguée, en manque de tout, mais reconnaissante de chaque petite gorgée. 

Je me suis retrouvée dans beaucoup de moment, retrouvant cette sensation de solidarité et de famille que j’aime tant découvrir dans les romans. 

Et même si je suis une grande amoureuse de l’amour, je n’ai jamais été frustré des relations intimes des personnages. Pourtant, j’aurai pu hurler de nerf en voyant les choses si lente. Mais en réalité, je me suis retrouvée happée par l’histoire, et j’ai compris chaque réaction, chaque sentiment, chaque émotion que les personnages pouvaient avoir. J’ai compris avec tant de certitude que tout ça avait un sens bien ancrée. 

J’ai l’impression de me répéter, mais ce roman m’a bouleversé. J’ai envie de le relire. De replonger la tête dedans. De me donner un coup sur la tête pour l’oublier et le redécouvrir. Retrouver cette satisfaction de voir les coups de Kaz arriver à ses fins, de revoir Inej courir sur les toits comme si c’était la première fois. De revoir Nina charmait et s’amusait avec un Matthias rougissant et fier. De retrouver Wylan et Jesper qui découvrent toute leur vie et répondent à tant de leur question. 

Je ne suis pas vraiment habituée à lire des romans avec un point de vue externe, surtout avec autant de personnage. Mais Leigh Bardugo aura réussi à me faire ressentir les émotions, même avec la barrière entre les personnages et les lecteurs. J’ai plongé la tête la première et j’ai l’impression que si tout ça avait été écrit avec chaque point de vue des personnages, je n’aurais pas autant vécu l’histoire. Même si le début a été compliqué, parce que j’ai dû me réhabituer à tout ça, je ne peux trouver le moindre défaut à sa plume. 

Replonger dans le monde de Grisha, retrouver des personnages connus, avoir de nombreuses questions résolus sur d’anciennes suppositions… Tout ça m’a permis de pouvoir mettre un point final à l’oeuvre. C’est donc avec le coeur léger que je laisse l’univers de Six of Crows partir et continuer à voyager. Même si je pense retourner le visiter dans quelques années. 

Quand le monde ne te doit rien, tu fais tout pour obtenir quelque chose de lui.

Ketterdam est fait de monstres. Mes dents sont juste les plus longues.

Note : 5 sur 5.

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